1003
Flûte
UM.ETHN.02902
Nouvelle-Zélande

Cette flûte est constituée de deux morceaux de bois évidés et taillés, maintenus ensemble grâce à une fine ligature tressée de fibres végétales. La forme elliptique de l'ensemble se termine en pointe au niveau de l'extrémité distale. La partie proximale présente quant à elle, une embouchure arrondie en relief, à son extrémité. La section transversale est également elliptique. L'une des deux faces de la flûte est percée en son centre, d'une ouverture formée de deux ellipses continues. Une seule et même ligature enserre l'instrument en quatre zones distinctes. La ligature (dont l'extrémité se termine par une boucle) s'enroule d'abord en neuf tours sous l'embouchure proéminente, puis en trois et quatre un peu en dessous, enfin une cinquantaine de tours cachent totalement le bois à partir de la base de l'ouverture centrale jusqu'à l'extrémité (distale) de la flûte.

Ce type d'instrument traditionnel maori appelé Pu Torino, est en réalité plus proche de la trompette que de la flûte. « Elle était surtout utilisée comme clairon, par exemple pour signaler l'arrivée d'un chef » (La découverte de la Polynésie, catalogue d'exposition, Société des Amis du Musée de l'Homme, Paris, 1972). De nombreux exemplaires de Pu Torino ont été collectés (et reproduits dans les atlas (Cf. p. 79)) en Nouvelle-Zélande lors des différentes expéditions d'exploration. Bien que l'aspect général reste dans l'ensemble uniforme, certains exemplaires sont ornés de décorations sculptées (anthropomorphes, etc.) au niveau de l'embouchure ou de l'ouverture centrale.