La collection de zoologie de l’Université Montpellier 2 comporte un grand nombre de spécimens avec des modes de conservation différents. Outre les collections d'animaux naturalisés (oiseaux, mammifères, poissons, reptiles), elle abrite également une collection de spécimens conservés en fluide (vertébrés et invertébrés), une collection de mollusques à coquille, une importante collection de squelettes montés et des boîtes d'entomologie. L'ensemble de ces collections de zoologie est donc un excellent outil pour étudier l'évolution de la biodiversité animale.

Ces différentes collections sont le résultat de dons, échanges, legs ou achats effectués depuis la création de la faculté des sciences de Montpellier et sont utilisées pour l’enseignement de la biologie animale et de l’anatomie comparée. Elles sont également un outil pour la recherche et notamment pour des nouvelles disciplines telles que la biologie moléculaire, la phylogénie, etc.

Elle rassemble de nombreux spécimens du XIXe siècle, âge d’or de l’anatomie comparée. Elle témoigne ainsi des techniques de conservation et de l’histoire des sciences locales (politiques d’acquisition, etc.).

Nature de la collection et nombre de spécimens
La collection de zoologie de l’Université Montpellier 2 est constituée de près de 40 000 spécimens appartenant à différentes familles d’animaux (coraux, mammifères, mollusques, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens), conservés sous différentes formes :
- ossements isolés ou squelettes articulés et montés sur socle ;
- fluides (bocal avec alcool ou formol) ;
- spécimens naturalisés.


La collection ornithologique de l’UM2, en particulier, comprend plus de 1 500 spécimens regroupant des oiseaux naturalisés de tous continents issus d’achats, de dons (collection de l’amiral Auguste Bérard, collection Gaëtan Coste) et d’échanges (Muséum national d’Histoire naturelle).

La collection de squelettes, a, quant à elle, été restaurée et est régulièrement enrichie (près de 1200 références à ce jour). Elle sert d’outil de comparaison aux chercheurs en paléontologie.

Histoire
Dès l'installation de la faculté des sciences en 1810, les professeurs de la chaire de zoologie ont besoin de collections afin d'illustrer leurs cours et travaux pratiques. La faculté profite d'un dépôt des collections de la ville en 1811 pour former une première collection de zoologie composée de coraux, mollusques et oiseaux naturalisés. Celles-ci avaient été constituées par les saisies révolutionnaires. Bien que la collection d'oiseaux ait été entièrement détruite en 1832 du fait de son fort état de dégradation, il reste encore aujourd'hui de nombreux spécimens de coraux et de coquillages issus de ce noyau primitif des collections de zoologie.

Par la suite, les professeurs achètent de nombreux spécimens sur leurs crédits annuels ou effectuent des échanges avec le Muséum national d'Histoire naturelle afin d'enrichir les collections et d’illustrer au mieux leurs cours. Les animaux en peau ou les squelettes sont généralement montés par le préparateur d'histoire naturelle. La collection d'animaux en fluide provient, quant à elle, de la station de biologie marine de Sète mise en place par le professeur Armand Sabatier à la fin du XIXe siècle.

De nombreux donateurs, allant du personnel de la faculté à des amateurs, participent également à l'accroissement des collections, tels Alexandre Westphal-Castelnau et sa donation de squelettes en 1848, Achille Kühnholtz-Lordat qui lègue une importante collection de coquillages en 1893 ou encore Auguste Bérard, l’un des donateurs de la faculté des sciences de Montpellier les plus généreux. Il effectue sept donations entre 1840 et 1847, au retour de ses différentes expéditions scientifiques à travers le monde. Il cède ainsi une importante collection d'oiseaux exotiques et de coquillages. Cette dernière est enrichie par d’autres dons : Alcide Paladilhe, Dominique Bouchet-Doumenq (1845-1846), Pierre Jeanjean (entre 1838 et 1850), Paul Gervais (entre 1845 et 1872), Robelin (entre 1839 et 1859), etc.

État d’avancement de l’inventaire
La collection de zoologie de l’UM2 est en perpétuelle évolution puisqu’elle est régulièrement enrichie de nouveaux spécimens, particulièrement pour la collection de squelettes qui compte aujourd’hui plus de 800 références.